Morceau
En 1966, alors que Sergio Leone impose son western culte Le Bon, la Brute et le Truand sur grand écran, Christophe s’essaie de son côté aux sonorités country avec “La Camargue”. Rien d’étonnant pour ce chanteur de vingt ans, fasciné depuis l’enfance par l’Amérique et le cinéma.
Biberonné aux westerns et guitariste passionné, Christophe finit par s’aventurer sur les terres musicales du Far West sur des paroles écrites par Jacques Plante, auteur de renom qui a signé des textes pour Charles Aznavour, Dalida, Edith Piaf et bien d’autres. Dans ce morceau dont il compose la mélodie (en)traînante, il s’imagine originaire de Camargue et chante les paysages, les particularités et la beauté de cette région du sud de la France où vivent encore des taureaux et des chevaux sauvages. Né en banlieue parisienne, Christophe s’invente un ancrage bien loin de ses origines, comme s’il s’appropriait un décor de cinéma.
Le clin d’œil est d’autant plus savoureux que la Camargue a elle-même accueilli des tournages de westerns, ses paysages pouvant évoquer ceux de l’Ouest américain. Entre fascination pour l’Amérique et attachement à un territoire fantasmé, “La Camargue” brouille les frontières entre géographie et imaginaire. Elle nous invite à rêver notre propre légende ou à nous imaginer des racines extraordinaires.
Seul, je vais au milieu des troupeaux A cheval, coiffé d'un grand chapeau J'aime la vie que le Ciel m'a donnée La Camargue, c'est là que je suis né J'ai la peau toute durcie de sel Et les yeux…
marie-gaillard
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